Conseils sportifs et alimentaires, Cathy Seuron prône le manger-bouger
mercredi 17.02.2010, 05:02 - AGNÈS MERCIER
SANTÉ
Elle s'offre une nouvelle carrière : accompagner les personnes désireuses de perdre du poids.
Durant quinze ans, Cathy Seuron s'est occupée des personnes âgées et des jeunes enfants comme auxiliaire de vie. À 47 ans, elle s'offre une nouvelle carrière. Après avoir mûri son projet et perdu 35 kilos, cette mère de famille offre un accompagnement aux personnes désireuses de perdre du poids sur le credo : manger-bouger.
Il y a deux ans, Cathy Seuron pesait 110 kilos pour 1,65 m. Aujourd'hui, mieux dans sa peau, elle affiche 35 kilos en moins. « J'étais en surpoids. Quand j'ai voulu maigrir, ça n'a pas été facile. Je me suis retrouvée seule dans des grandes salles de sport, sans avoir toujours l'accompagnement dont j'avais besoin. » Cette expérience lui a donné l'idée de créer un petit espace où les gens se sentiraient à l'aise et seraient entourés.
Ni une, ni deux, l'auxiliaire de vie a suivi des formations. En cuisine pour s'initier aux règles de la diététique et en accompagnement sportif. Pour le sport, « pas de problème, j'ai toujours été sportive ». Quant au bien manger, elle avait aussi de l'expérience : « Quand j'allais dans les familles, je préparais à manger en me débrouillant avec des petits budgets ou ce qui restait dans le frigo, et il fallait préparer un repas équilibré. À cette époque, je me suis rendue compte qu'il y avait un vrai problème de malbouffe. Beaucoup de mamans donnent des féculents à leurs enfants parce qu'elles ne savent pas cuisiner les légumes. » Le concept déjà ficelé, mais aussi le nom de l'entreprise en tête « Manger bouger », restait à établir la viabilité du projet. La quadragénaire s'est tournée vers la boutique Gestion Espace (BGE). « Ils m'ont guidé pour monter le dossier, réaliser l'étude de marché afin de bien évaluer les attentes, les besoins. Ainsi, moi qui imaginais proposer plutôt la pratique du sport en extérieur, je me suis aperçue que les gens préféraient la salle. Résultat : je propose les deux selon les clients. »
Passer par la BGE lui a aussi permis de nouer des contacts. « Un graphiste était en formation en même temps que moi. Quand j'ai eu besoin que quelqu'un crée mon logo je me suis tournée vers lui qui s'est installé à Noyelles-lès-Vermelles. » Avant d'ouvrir boutique, Cathy a eu des moments de doute. « J'avais peur de me lancer car cela représentait un investissement financier. » Mais son mari, chauffeur dans une entreprise ruitelote, l'a encouragée à poursuivre. « Il croyait dans mon projet. » Bien lui en a pris, car si les quinze premiers jours de janvier, la coach ne prenait pas la peine de reporter les rendez-vous sur son agenda, car elle les retenait de tête, aujourd'hui, les pages sont bien remplies. « Je compte une cinquantaine de clients dont huit hommes. Ici, pas de musculation, ce sont principalement des appareils cardio. Pas de régime non plus, ça ne sert à rien dès qu'on arrête, on reprend tout. C'est vraiment une combinaison d'équilibre alimentaire et de sport adapté à chacun. » L'installation d'une douche est imminente. Des cours de cuisine à domicile chez les clients ou chez elle devraient débuter. Enfin, la chef d'entreprise compte acheter des vélos pour des sorties en groupe.
L'aventure continue. Habituée des salles de sports, Isabelle, 38 ans, a commencé, hier, en espérant recevoir l'accompagnement qui lui a fait défaut jusqu'à présent. Nicole, 53 ans, ancienne factrice qui avait l'habitude de faire beaucoup de vélo, en est à sa troisième séance. Son carnet alimentaire en main, elle aspire à voir les effets de ce nouveau mode de vie. « Pour le moment, relève Cathy, j'ai enregistré des pertes de poids allant de 500 g à 3 kg par semaine. »













