La tentation du macaron
lundi 04.01.2010, 18:42 - Par Claire Ditte
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À Amiens, la réputation du macaron dépasse les frontières de la région picarde. Impossible d'y résister!
Il y a au moins autant de sortes de macarons que de régions en France. Les plus connus sont ceux de Paris, Saint-Jean-de-Luz, Nancy, Saint-Emilion et Amiens. Le biscuit picard est bien différent du macaron parisien composé de deux coques entre lesquelles on glisse une crème parfumée. À Amiens, on prépare la gourmandise avec des amandes broyées, de la compote de pommes, du miel, du sucre et des blancs d'oeufs.
Évidemment, chaque pâtissier garde sa recette secrète et est fier du titre qu'a remporté cette spécialité en 1992 au salon international Intersuc de Paris : le grand prix de la meilleure spécialité régionale.
Chez Douceurs et Gourmandises, Patrice Bonnotte prépare artisanalement 50 000 macarons par an « avec des amandes 100 % pur fruit, sans ajouter d'extrait d'amande amère » pour booster le goût. Une délicieuse odeur de miel et d'amande s'échappe justement du four. Moelleux et dense, le biscuit se marie parfaitement avec du café ou du thé. Une petite note de miel conclut la dégustation.
Chez Trogneux, la production annuelle dépasse les deux millions de macarons. Le chocolatier amiénois, présent à Lille et Arras, a connu un gros boom en 1992 lorsque le macaron remporta son prix. « C'est un vrai gage de reconnaissance, remarque Jean-Alexandre Trogneux.
Le responsable de la boutique Vuitton, à Tokyo, nous passe régulièrement des commandes. Le macaron voyage beaucoup car les Amiénois en ramènent à leur famille ou aux amis pour faire découvrir la spécialité de leur ville. Les touristes en emportent aussi souvent dans leurs valises. » Le macaron ne connaît pas la crise. « C'est vrai que nous profitons de la crise, avoue Jean-Alexandre Trogneux.
Les gens font des économies mais ils s'achètent plus facilement un chocolat ou un macaron pour avoir leur petite dose de bonheur. » Est-ce nécessaire de préciser que les macarons doivent être mangés dans les deux semaines suivant leur fabrication ? De toute façon, au bout de deux jours, ils auront disparu.
Douceurs et Gourmandises, 7 rue Henri IV à Amiens. Tél. : 03 22 91 24 23. Trogneux, 1, rue Delambre à Amiens. Tél. : 03 22 71 17 17.
Plus d'infos : www.amiens-tourisme.com et www.somme-tourisme.com













