The Cranberries, un retour euphorique et des souvenirs très « 90's »
mardi 02.03.2010, 05:06 - MARIE CASTRO
Dolores O'Riordan a remercié les Lillois d'«avoir attendu que les membres du groupe se remettent ensemble». PHOTO MAX ROSEREAU CONCERT
Sept ans d'absence, une carrière solo et deux albums...
... pour la chanteuse Dolores O'Riordan, et voilà les Irlandais réunis comme au bon vieux temps.
Hier soir, ils étaient six mille cinq cents, au Zénith de Lille, à ne pas manquer le premier rendez-vous de la tournée française des Cranberries.
Après l'Amérique du sud, le groupe des années 1990, qui avait secoué la planète rock avec le titre Zombie, arrive dans l'hexagone pour une série de dix-huit concerts. Si certains craignaient de trouver une Dolores O'Riordan en dessous de sa forme - après son infection vocale qui avait contraint le groupe à annuler plusieurs dates, en février-, ils ont été rassurés dès les premières notes.
Maîtresse femme
Vêtue d'un pantalon rouge pailleté et d'un sweat noir à longues manches dont elle se sert pour se couvrir la tête, la chanteuse déploie sur scène sa voix envoûtante et vertigineuse qui donne le « timbre Cranberries ». « À Lille, je suis chez moi. Je vous aime, vous ! », crie la chanteuse à son public. Dans le groupe, c'est elle qui assure le show et marque de sa présence vocale et scénique le ton de chaque chanson.
La première partie du concert reste placée sous le sceau de l'intimité, avec des chansons confidences que Dolores a écrit pour ses quatre enfants (The Instinct) et d'autres, comme Linger, Sunday, qui rappellent le succès du premier album Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We ? Depuis, l'Irlandaise, blonde devenue brune, est un garçon manqué aux cheveux courts, qui, de sa cadence, assure la dynamique du concert devant un batteur, deux guitaristes et un clavier immobiles et trop sages. Elle court d'un bout de scène à l'autre sans jamais laisser faiblir sa voix, s'octroie un bain de foule avec Ode To My Family et disparaît dans une marée humaine pour ressurgir à la fin de la chanson. Le déclic se produit sur Salvation. Avec Zombie et les notes que les plus de vingt ans ne peuvent méconnaître, c'est le raz-de-marée qu'on attendait. Pour qu'ensuite l'excitation ne retombe pas, malgré une musique beaucoup trop forte sur certains morceaux.













