Avec Manjushree Pradhan, elles s'initient à la danse Bollywood
vendredi 09.07.2010, 05:02 - PAR CATHERINE QUÉTELARD
Manjushree s'ouvre comme une fleur et les filles apprennent à en faire autant... ON EN PARLE
Une douzaine de jeunes filles apprennent à danser « Bollywood » au Poulailler des Prés du Hem tous les après-midis. Avec Manjushree Pradhan, maître française en danse indienne, elles préparent le spectacle du 14 juillet.
« On passe la main derrière la queue de cheval... Là, on regarde ses doigts... » Manjushree Pradhan - c'est le nom que les Indiens lui ont donné et Manjushree celui de son association lilloise - guide les filles dans cette danse qui mêle la tradition et la modernité en Inde : « C'est la danse du cinéma, précise Manjushree, la tradition allégée au profit du plaisir de danser ».
Et visiblement la majorité des filles s'éclatent. Car c'est physique ! Sunita, une jeune Mauricienne, au corps d'une élasticité incroyable, est un peu en pays de connaissance. La plus jeune, Audrey, 8 ans, apprécie, comme sa soeur, Sabrina, animatrice au club Léo-Lagrange. Elle ne discute pas quand Manjushree lui demande d'ôter ses chaussettes. « Mes danseurs aussi dansent pieds nus », explique le maître à danser.
Elle donne le tempo, fait répéter plusieurs fois la chorégraphie avant de lancer la musique. Et là, ça accélère plutôt ! Pour arriver à la fleur ou au soleil ensemble, il faudra encore remettre l'ouvrage sur le métier. Une semaine n'est pas de trop pour apprendre ces pas, ces gestes des bras et des mains et tout coordonner. Danse sensuelle, elle exalte le corps des filles, en s'amusant. « En Inde, la femme est une reine, une déesse, c'est la mère », explique Manjushree. Moulinets, petits frappés de la tête, sautillements, autant de détails qui font entrer dans Bollywood. Et rêver... Aux costumes aussi. « On a des costumes d'adulte, fait observer Manjushree, mais pas d'enfant. » Mais avec quelques étoffes fushia rehaussées de pierres, brodées ou non, elles offriront un tableau aux Prés du Hem avec la compagnie Manjushree, le 14 juillet.
Charlotte, du groupe des adultes, sera vraiment intégrée au corps des danseurs.
En fait aucune très jeune fille (6 à 8 ans) ne s'est présentée pour ce stage. C'est pourquoi toutes ont été regroupées dans l'atelier de 13 h 30 à 15 h 30. Aucun jeune homme n'a franchi les portes du Poulailler. L'âge moyen est celui des premières années du collège, plutôt même la sixième. « J'adore ! », le cri du coeur de l'une d'elles. Cela demande pas mal de concentration et personne ne rechigne. « Le bollywood, ça fait du bien ! », confie Manjushree. Elle n'oublie pas de faire des pauses pour que les filles s'abreuvent par cette chaleur, mais pas trop longues pour qu'elles ne se déconcentrent pas. Encore cinq jours avant le grand soir. Charlotte avoue répéter chez elle après le cours. Pour les plus jeunes, c'est moins sûr. Mais une fois dans l'ambiance, avec la troupe de danseurs, elles entreront dans la peau des vedettes du cinéma Bollywowd qui font rêver toute l'Inde et bien au-delà, notamment au Maghreb.













