La Nordiste Anaïs Petit imite les grands jusqu'au festival Juste pour rire de Montréal !
jeudi 15.07.2010, 05:10 - PAR ALEXIS DEGROOTE
Originaire de Berles-Monchel, la jeune femme participera au plus célèbre des festivals d'humour. LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ
Le festival Juste pour rire de Montréal, c'est un peu le Woodstock de l'humour, l'endroit où se produisent les plus grands comiques du moment. Cette année, on peut y croiser Franck Dubosc, Edouard Baer... et Anaïs Petit, jeune Ternésienne qui se produit actuellement à Paris !
Cliquez ici pour accéder au contenu
La famille d'Anaïs Petit habite à Berles-Monchel, mais nul doute que la semaine prochaine, elle aura les yeux tournés vers le Québec. Vers Montréal, plus précisément, pour suivre la jeune femme dont la carrière vient de franchir un énorme pallier. Car dès mardi, et durant quatre soirées, Anaïs Parent sera sur scène, dans le cadre du festival off de Juste pour rire, le Cabaret des maudits français. « C'est une chance immense », avoue Anaïs Petit. Une chance, certes, mais cette participation à Juste pour rire, c'est aussi et surtout la preuve que notre Ternésienne est bourrée de talent ! À la base, Anaïs voulait devenir comédienne. Sa formation débute par... des études de philosophie ! Avouez que pour se lancer dans l'humour, il y a des parcours plus appropriés. « J'ai fait cinq ans de philo par sécurité, au cas où ça ne marcherait pas. » Anaïs est également inscrite dans une école de théâtre. « Mais je n'ai pas trop accroché... » Un rôle dans une pièce de Corneille ou de Molière, visiblement, ce n'est pas trop son truc. En revanche, faire rire, amuser la galerie, Anaïs Petit adore, et en redemande. « J'adore me cacher derrière un personnage pour défendre un point de vue, faire passer un message... »
Son credo, ce sera l'imitation. Et l'écriture. Les débuts se feront à Paris, en 2008. « Je participais régulièrement à des scènes ouvertes, environ une fois par mois. C'était un test. À l'époque, on ne parlait pas encore de spectacle. » En octobre 2008, elle rencontre Gérard Sibelle, directeur artistique de Juste pour rire, qui a notamment découvert Florence Foresti. « Il m'a vu lors d'une audition. À l'époque j'avais un quart d'heure de sketches... » L'humour d'Anaïs Petit fait mouche auprès de Gérard Sibelle. « Il m'a dit d'écrire un spectacle de cinquante minutes pour Juste pour rire qui se déroulait à Nantes. » Nous sommes en avril 2009. Dans la salle se trouve la représentante de l'office franco-québécois pour la jeunesse, qui cherche un jeune espoir pour Juste pour rire. Anaïs fait des merveilles, l'invitation sera pour elle ! Comme à Nantes, elle présentera donc son spectacle, « Anaïs Petit imite les grands », écrit avec Emmanuel Eberlé et James No. « Avant, je n'avais pas trop le temps d'écrire. Aujourd'hui, je m'y suis vraiment mise, j'écris beaucoup moi-même. Guillaume Meurice (autre humoriste prometteur) nous a rejoints dans ce travail d'écriture. »
Dans « Anaïs Petit imite les grands », la jeune femme maîtrise « 30-35 voix. Ça va de Philippe Manoeuvre en passant par Diam's, Audrey Tautou, Vanessa Paradis, Ségolène Royal... » Des personnages qui évoquent notamment l'actualité. « Je parle de l'affaire Bettencourt, de la défaite des Bleus. J'ai également une parodie de la chanson Le Paradis blanc pour protester contre la politique d'immigration d'Éric Besson. Mais il y a également des choses plus légères. » Bien décidée à conquérir le Québec, Anaïs s'envolera dimanche pour Montréal. Franck Dubosc n'a qu'à bien se ternir. Cette année, une Ternésienne pourrait bien lui voler la vedette au festival Juste pour rire...













