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À la recherche de l'homme idéal : la quête décalée et filmée de cinq ado douaisiens

jeudi 29.07.2010, 05:04 - PAR STÉPHANIE LABDANT

 Maïlème, Marie, Laure, Sabine et Sana avec Laetitia Salvino, Sandrine Douchez et Thierry Tirtiaux. Maïlème, Marie, Laure, Sabine et Sana avec Laetitia Salvino, Sandrine Douchez et Thierry Tirtiaux.

LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ

Depuis lundi, cinq adolescentes de l'association Rencontres et Loisirs de Douai sont parties en quête de l'homme idéal. Caméra à l'épaule, elles vont à la rencontre des habitants de leur quartier, résidence Gayant, pour connaître les critères de chacun en la matière.

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C'est quoi l'homme idéal ? Mi-prince charmant, mi-jeune homme de son temps, la perle rare existe-t-elle ? Une question prétexte à la réalisation d'un petit documentaire, dont le tournage a été confié à cinq adolescentes de l'association Rencontres et Loisirs.

Depuis lundi, Marie, 14 ans, Maïlème, 13 ans, Sana, 12 ans, Sabine, 13 ans, et Laure, 12 ans, planchent sur le sujet. À leurs côtés, Sandrine Douchez et Laetitia Salvino, éducatrices spécialisées de Rencontres et Loisirs, et Thierry Tirtiaux, réalisateur.

Chaque été, Rencontres et Loisirs participe aux ateliers proposés par l'association lilloise Hors Cadre - à l'occasion du dispositif Passeurs d'images organisé par le centre national de la cinématographie et la direction régionale des affaires culturelles - pour réaliser un court métrage dans lequel les adolescents se mettent en scène pour raconter une histoire. Cette année, l'approche est différente. Pas de scénario ni de dialogues à écrire. « L'idée est de travailler dans la chronologie de ce que sera le film terminé, explique le réalisateur. Provoquer une situation, monter la séquence et voir ce qui suit. » « C'est nouveau, cette façon de faire, complète Sandrine Douchez. De progresser au jour le jour, de s'adapter, de filmer et de monter dans la foulée. » Lundi, le groupe a réfléchi sur ses critères concernant l'homme idéal mais finalement, même sur le ton de l'humour, ça n'est pas si facile d'en parler. « C'est difficile de s'exprimer sur ce sujet », avance Sandrine Douchez. « C'est presque indiscret, selon Thierry Tirtiaux. C'est pour ça qu'on va rencontrer d'autres personnes et les faire réagir. C'est un sujet qu'on va traiter sur le ton de l'humour et du décalage même s'il y a une question sérieuse dedans : l'homme idéal existe-t-il ? » Hier, l'équipe est allée dans le quartier de la résidence Gayant pour recueillir auprès des habitants leur avis sur cette épineuse question. Au fil des jours, des rencontres devraient avoir lieu avec les commerçants du quartier, des pères de famille qui se retrouvent pour jouer à la pétanque, des jeunes, une femme qui s'occupe d'une association de femmes... Une sorte de casting en quelque sorte qui permettrait d'éviter les faux pas en se servant de l'expérience des autres. « On met en place un casting pour ne pas se laisser piéger par les aléas de la vie. », résume le réalisateur.

L'aventure n'en est qu'à son début. De l'homme idéal, on ne sait pas encore grand-chose si ce n'est (tout) ce qu'il ne doit pas être. Ni danseur de claquette ou de tango en tout cas, trop ringards apparemment... « On doit éviter les égoïstes, les jaloux, ceux qui fument, les trop machos, les trop collants, ceux qui ne font pas le ménage... », résume Thierry Tirtiaux.

Suite et fin de la quête en octobre ou novembre, lorsque le film sera projeté dans un lieu à déterminer. •

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