One More Milk : la griffe roubaisienne grandit
dimanche 31.01.2010, 17:07 - PAR MARC GROSCLAUDE
UN JOUR UN VISAGE
Marie-Cécile Bak est une maman comme tant d'autres « qui ont envie que leurs enfants soient les mieux habillés »...
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« et qu'ils n'aient pas le même pull que leur copain à l'école ». Mais toutes les mamans ne créent pas des vêtements et n'en font pas leur métier.
Il y a un an tout juste, One More Milk sortait sa première collection. N'attendez pas de Marie-Cécile et Maxime Bak une explication carrée sur le nom de leur entreprise. La sonorité leur plaisait, c'est tout. Il y a bien milk, lait en anglais, qui évoque la boisson nourricière des tout-petits, mais ce n'est semble-t-il pas l'essentiel... Pour la créatrice, une ligne de vêtements pour enfants à son nom, c'était un retour aux sources. Originaire de Béthune, elle est partie faire ses études à ESMOD Paris. Spécialisée dans l'habillement des enfants, elle a pendant cinq ans mis son talent au profit de la mode féminine dans une entreprise d'Hazebrouck. Fille d'entrepreneurs comme son époux, elle a voulu sa propre griffe. « Notre idée, c'était de créer des produits originaux, de qualité et avoir des prix attractifs. Mais les vêtements de créateurs sont horriblement chers et dans une boutique, de tels produits seraient à des prix deux fois plus élevés que les nôtres. » Comment, alors, réussir le tour de force de ne pas tomber dans l'élitisme des vêtements de créateurs, en ne proposant pas une pièce à plus de 39 euros, tout en ne cédant pas à l'appel du « made in China » ? Les vêtements de One More Milk sont en effet fabriqués au Portugal et en Roumanie (et dans le nord de la France pour les accessoires).
La réponse se trouve peut-être à deux pas de chez vous, en plein milieu d'une rencontre entre copines. « La vente à domicile, cela a le vent en poupe », explique Maxime Bak. C'est « convivial », moins vieux jeu que les réunions où l'on vantait les fameuses boîtes en plastique, et surtout, cette façon de commercialiser les produits limite les frais. « On a déjà 25 animatrices dans toute la France, principalement au nord de Paris, mais on en a aussi à Marseille. » Marie-Cécile et Maxime Bak présentent ce qui peut être un complément d'activité comme une façon attrayante d'arrondir ses fins de mois. Préparation incluse, une vente prend près de cinq heures, et sur un chiffre d'affaire moyen de 500 euros, une animatrice peut espérer en empocher 100. À raison de deux ventes par mois et si le réseau de copines génère un joli bouche à oreille, cela peut vite grimper.
Pour One More Milk aussi, l'activité monte. « On sera bientôt à l'étroit », observe Maxime Bak, constatant l'accumulation des cartons dans la maison de la place de la Fraternité. Depuis le lancement, l'entreprise a fait 22 000 euros de chiffre d'affaire (et là-dessus un bénéfice de 10 %). Ce n'est pas encore énorme, mais cela pourrait bien progresser fortement dans les mois qui viennent. Par quel miracle ? « Parce que les mamans voudraient bien avoir quelque chose pour elles », constate Marie-Cécile qui s'est donc attelée à décliner les codes vestimentaires et certains imprimés de sa ligne pour enfants (fille et garçon, du 1 au 12 ans) en une collection pour femmes. D'ici deux semaines, les modèles printemps été 2010 seront prêts à être vendus, dans des tailles allant du 36 au 46. Et pour cela, il faudra de nouveau recruter des animatrices de vente à domicile. « Notre objectif, pour cette collection, c'est d'en avoir entre 30 et 40. Tout est là pour que cela marche », assure confiante la créatrice de One More Milk.
www.onemoremilk.com













