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Géraldine, créatrice de mode,marie l'aiguille et le pinceau

jeudi 22.07.2010, 05:09 - PAR MARIE DELATTRE

 Géraldine Cuvellier apporte les dernières retouches à une robe de mariée, présentée lors de son dernier défilé, à Noyelles-lez-Seclin. Géraldine Cuvellier apporte les dernières retouches à une robe de mariée, présentée lors de son dernier défilé, à Noyelles-lez-Seclin.

MON MÉTIER DANS LA MÉTROPOLE (2)

Cet été, nous vous invitons à partir à la rencontre de ces personnes qui exercent des métiers originaux au coeurde la métropole lilloise. Aujourd'hui, rencontre avec Géraldine Cuvellier, créatrice de mode à Noyelles-lez-Seclin.

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De ses premières surpiqûres, elle ne garde qu'un vague souvenir. Des vêtements pour ses poupons, probablement. « Je devais avoir 5 ou 6 ans », confie Géraldine Cuvellier. Et déjà une aiguille à coudre entre les mains. La responsable ? Sûrement sa grand-mère, vendeuse de layettes à Lille. « Elle récupérait des échantillons de tissus, pour moi, dans les fabriques. » Devenue adolescente, la Noyelloise délaisse ses poupées pour ses propres vêtements. Un look original et décalé qui ne passe pas inaperçu, sur les bancs du lycée. « J'avais cousu des napperons sur un jean, sourit-elle. On m'a complimentée. » Confortée dans son talent, elle n'imagine pas pour autant en faire son métier. Et remise ses aiguilles dans une boîte, le temps de ses études d'arts plastiques.

Le déclic ? C'était il y a cinq ans, après une expérience infructueuse dans un lycée professionnel, comme bibliothécaire.

« Je voulais travailler dans un domaine qui me permette de m'épanouir vraiment », insiste Géraldine. La couture s'impose à elle comme une évidence. « J'ai toujours adoré ça. Les vêtements, ça permet de conjuguer le côté fonctionnel et le côté artistique. » Seulement, la quadragénaire ne sait pas se servir d'une machine. Un sérieux handicap. « J'ai acheté des bouquins de stylisme, me suis forcée à coudre tous les jours. » Un entraînement nécessaire pour affirmer, affiner son style. Sa première création ? Une robe chasuble pour sa petite fille, Juliette, alors âgée de 5 ans. Son modèle de prédilection. « J'avais peint des oiseaux en divers endroits, à la façon de Magritte ou de Matisse. » Sa griffe de créatrice.

« Je trouve ça original, de dessiner sur les vêtements », argumente-t-elle. Son inspiration, elle la puise chez ses artistes phares : Picasso, Miro, Kandinsky... Des visages abstraits sur une robe blanche, un perroquet coloré sur une tenue de soirée. « J'aime tout ce qui se rapporte à la nature. » Dans son stock, aujourd'hui, une soixantaine de pièces, « toutes uniques. Des robes, des manteaux pour enfants, des ensembles ». Des habits présentés au public lors d'un défilé, fin juin, à Noyelles-lez-Seclin (lire ci-dessous) . Pourtant, Géraldine veut placer la barre plus haut. Devenir auto-entrepreneuse. « Le contexte ne facilite pas les choses, mais je me dis qu'il ne faut pas perdre espoir. » D'autant qu'elle fourmille d'idées de futures créations. Sa collection d'hiver ? « Des robes en polaire, transformables », lâche-t-elle, évasive. Une matière qui « se travaille facilement ». Des couleurs chaudes, « du jaune soleil, du marron ». Des tenues de soirée noires, blanches, en satin... L'alliance du classique et du moderne, en référence à ses créateurs favoris : « Chanel, Kenzo, Sonia Rykiel. » Géraldine ne lâche que rarement sa machine à coudre. « C'est mon activité principale. J'aimerais ouvrir une boutique en ligne, sur internet », avant le mois de novembre. D'abord parce que ça lui permettrait d'avoir accès plus facilement aux usines et aux tissus. Et que c'est obligatoire, si elle veut réellement se lancer dans l'auto-entreprenariat, participer au salon des artisans d'art de Lille, ouvrir un magasin, à Noyelles-lez-Seclin. « C'est un rêve que je souhaiterais voir aboutir. Mais ça reste de l'artisanat, il ne faut pas aller trop vite. » Alors, elle préfère parfaire son point zigzag et se concentrer sur ses vêtements. Pour le moment. •

Pour acheter ou commander une pièce particulière, contacter Géraldine Cuvellier au 06 74 26 93 49. Tarifs des robes : entre 75 et 200 E.

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