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Gladys, une femme de coeur pour la santé mentale

mardi 09.02.2010, 05:02 - La Voix au Féminin

 Gladys Mondière a aussi un DEA, DESS, Doctorat passé à Paris V «mention honorable» en psychologie... (listé par J. Halos). Gladys Mondière a aussi un DEA, DESS, Doctorat passé à Paris V «mention honorable» en psychologie... (listé par J. Halos).

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C'est une femme diplômée d'une maîtrise en psychologie qui s'est présentée en 1988 à l'EPSM Lille Métropole.

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Depuis, Gladys Mondière n'a eu de cesse d'approfondir ses connaissances sur le sujet, de faire évoluer les choses, de défendre et batailler, travaillant auprès des plus grands psychologues au niveau national, participant à la commission Couty à la demande de Roselyne Bachelot

« Il y avait déjà des psychologues à l'hôpital de santé mentale d'Armentières en 1988, mais ils étaient peu nombreux et pas dans tous les secteurs » explique Gladys Mondière qui a alors été embauchée dans le service du Dr Lannoy où il n'y avait pas de psychologue. « J'ai oeuvré à la mise en place d'activités thérapeutiques pour le secteur de Somain (les secteurs de psychiatrie sont rattachés à l'EPSM Lille Métropole). » De 1991 à 1994, Gladys s'est attelée à la mise en place du « Département d'information et de recherche médicale » (DIRM), département médical qui travaille avec l'ensemble des secteurs de psychiatrie générale et infanto-juvénile, les services médico-techniques et la pharmacie (il concerne la connaissance des activités des équipes soignantes, la liaison entre les données économiques et médicales, le suivi des soins infirmiers, l'activité de recherche, l'évaluation médicale, l'accréditation...). À cette même époque, Gladys a réalisé une thèse sur « Le fonctionnement psychique des femmes SDF ». Son investissement pour les plus défavorisés était déjà connu, le voilà reconnu de tous.

Gladys a intégré le secteur G18 de Christian Müller en 1994 (toujours à l'EPSM), qui l'a menée à Bondues, Halluin, Roncq, Wervicq, Warneton... Secteur qu'elle a suivi jusqu'à aujourd'hui. « Mais j'ai été détachée pendant sept ans, à mi-temps, pour la mise en place de la coordination de l'enquête nationale de santé mentale sur la population générale », pour le ministère en charge de la Santé (DREES). Elle a fait nombre d'allers retours Lille-Paris-Lyon-Toulouse-Marseille... « Ça a été une expérience incroyable ! », se souvient-elle. C'est en 2004 qu'elle est revenue à temps plein au « G18 ».

En juin 2008, elle a eu l'heureuse surprise d'être mandatée par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, pour participer à la commission Couty sur « l'organisation des prises en charge en psychiatrie et santé mentale et le parcours de soins des patients », qui englobe « la démographie médicale et soignante et les collaborations professionnelles ». « J'étais la seule psychologue. Ça a été une autre expérience incroyable que de travailler au ministère au contact avec les plus éminents psychologues, de les écouter, d'échanger avec eux pour faire avancer la psychiatrie, la santé mentale même si je n'étais pas toujours d'accord avec les résultats. »

Évolution

« Aujourd'hui, nous sommes 57 psychologues à l'EPSM LM. Le nombre a quasi été multiplié par trois en 20 ans (même évolution qu'au plan national). Le travail a été fabuleux ! Maintenant, les psychologues sont dans la prise en charge, ils font vraiment partie d'une équipe. Ce qui a beaucoup changé en psychiatrie : la place de l'usager. On écoute ses souffrances, ses besoins, ses émotions. On a pris en compte sa vie psychique pour promouvoir son autonomie et nous, psychologues, nous avons participé à cette prise de conscience.

 » En 2006, Gladys a été l'instigatrice d'un collège officiel des psychologues à l'EPSM Lille Métropole. « J'ai été élue présidente les trois premières années. Je ne me suis pas représentée puisque je pars à Roubaix », ajoute-t-elle.

« Quand je suis rentrée en psychiatrie et dans le service public auprès des plus démunis je n'imaginais pas changer de travail.

Mais j'ai accompagné des personnes très proches en soins palliatifs. J'ai eu envie de me lancer dans une nouvelle aventure. » Voilà Gladys à l'hôpital Provo à Roubaix. « Je vais beaucoup aimer travailler ici, en soins palliatifs. » Et ceux qui la connaissent savent qu'elle dit vrai. •

M.-C. GUILLEMENT

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