Fabienne De Witte a repris les rênes d'Océa et rien que ça, c'est déjà du sport
vendredi 19.03.2010, 05:09 - PAR CARINE BAUSIÈRE
Fabienne De Witte sait qu'elle s'engage dans une partie délicate. Mais elle assume! REMISE EN FORME
Après vingt-six années passées dans la formation continue en horticulture à Lomme, Fabienne De Witte a décidé de se lancer dans un nouveau défi. À 46 ans, cette mère de famille a repris en octobre le club Océa avec une mission : redorer le blason de ce qui a longtemps été le plus gros centre de fitness au Nord de Paris... et qui vieillit mal.
Qu'est-ce qui a motivé votre décision ?
« Dans mon ancienne profession, je me suis retrouvée dans un service où j'avais beaucoup moins de contacts et de responsabilités qu'auparavant. L'opportunité de reprendre Océa s'est présentée. Cela n'avait rien à voir avec ce que je faisais, mais j'étais très intéressée par la diversité des activités et surtout, l'ampleur du challenge. »
Quelle est la situation du club ?
« Le bilan en fonds propre est négatif, se lancer ici est une affaire délicate et difficile, il a fallu faire appel à des investisseurs privés qui m'ont suivie. Nous comptons un millier d'inscrits. Cela représente la moitié de notre activité. Le reste est composé de personnes qui viennent faire du sport avec des tickets de comités d'entreprises. C'est difficilement quantifiable. »
Quels sont vos projets pour attirer du monde ?
« Il est nécessaire d'investir, les locaux sont vieillissants. Nous allons apporter du renouveau. Dans un premier temps, d'ici quelques mois, nous allons créer un véritable restaurant, plus grand que l'actuel, qui pourra accueillir 70 places assises et 30 places au snack. C'est important : il y a beaucoup d'entreprises aux alentours, de nombreux clients viennent déjà manger le midi sans faire de sport. Nous allons également aménager une salle de séminaires en récupérant plusieurs terrains de squash. Enfin, nous allons créer une véritable salle dédiée au cours de RPM (vélo), de 130 m². Elle sera installée sur un terrain de badminton, entre les deux grandes salles de cours. »
Cela représente un gros investissement financier...
« Nous avons besoin de 100 000 E pour consolider la situation du club. Pour financer les travaux (350 000 E), nous allons faire une cession du fonds de commerce du restaurant. Le personnel actuel sera transféré et repris. »
N'êtes-vous pas tentée justement de réduire votre masse salariale pour faire baisser les charges ?
« Il ne manque pas grand-chose à Océa pour qu'il soit rentable : un peu plus d'abonnés et de chiffre d'affaires. C'est un vrai projet de vie que je monte ici. L'entreprise est rentable, je tiens à sauver tous les emplois et à développer la structure. Trente-six personnes travaillent ici, dont 17 professeurs de sport, et nous visons plus le développement que la réduction. »
Qu'en est-il des problèmes avec les habitants du quartier ?
« Nous avons rencontré les représentants du comité de quartier. Pour le stationnement, les entreprises des alentours nous prêtent leurs parkings le soir. Il ne devrait plus y avoir de problème. En ce qui concerne le bruit, la problématique vient d'une de nos grandes salles dont l'isolation n'a été faite qu'à moitié. Si nous avons tous nos emprunts pour les travaux, elle sera terminée en priorité. Nous ne sommes pas là pour embêter les gens. »













