Lynda Holden, le visage et la voix de la maison du Tour de France
samedi 03.07.2010, 05:13 - PAR VÉRONIQUE BERTIN
Lynda Holden renseigne sur place, au téléphone et par mail. Ses journées sont bien remplies. PHOTO « LA VOIX » LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ
Lynda Holden, c'est le visage et la voix de la maison du Tour de France, un bungalow installé sur le site minier d'Arenberg. Depuis février, l'assistante du chef de projet, Didier Rychlak, trilingue (anglais-allemand), renseigne sur l'étape du Tour du 6 juillet et sur le site minier.
Le téléphone n'arrête pas de sonner. Qui pour un renseignement sur le meilleur moyen d'accéder à la ligne d'arrivée. Qui pour une accréditation. Qui pour des informations sur les animations autour de l'arrivée. Jamais Lynda Holden ne se départit de son calme. Sa voix possède un doux accent anglais. La jeune est pourtant bien française (elle est originaire d'Haveluy) mais son mariage avec un Anglais l'oblige à parler la langue de Shakespeare à la maison.
Et ça laisse des traces la journée.
Lynda Holden a été recrutée par la Porte du Hainaut pour six mois. Le temps de préparer l'accueil du Tour. Son travail est très varié. « C'est d'abord des choses basiques comme l'accueil des visiteurs, locaux ou étrangers. La semaine dernière, j'ai reçu des Australiens et des Néerlandais. Ce sont des informations sur le site minier (son papa y a travaillé). Les gens sont très intéressés par l'histoire du site. Mon autre rôle est d'aider à la coordination par rapport aux différents services et aux animations proposées dans les trente-neuf communes et sur tout ce qui a été mis en place pour célébrer l'arrivée », énumère-t-elle. Elle répond aussi aux nombreux mails reçus sur le site web spécialement créé pour le Tour.
Elle n'est pas seule. Trois stagiaires l'épaulent dans ces tâches qui depuis deux semaines vont crescendo, « ce n'est pas de trop ». Les principales demandes ? « Les gens sont très intéressés par la circulation. Ils ont peur d'être bloqués. Ils veulent connaître les horaires de passage de la caravane et des coureurs. Les gens sont souvent étonnés que les coureurs n'empruntent pas la trouée d'Arenberg. » Souvent aussi, ses interlocuteurs l'interrogent sur le Valenciennois « et ce qu'il y a à voir dans le coin. Quand ils viennent sur le site, ils sont agréablement surpris. Le Tour permet de faire la promotion de la région. » En début de semaine, elle a reçu un mail d'Argentine : « Un prof de français voulait des supports. » La jeune femme reconnaît qu'avant de travailler sur ce projet, elle ne s'intéressait pas trop au cyclisme. Dans le vif du sujet, elle s'est rendue compte du travail d'ASO, l'organisateur, « qui prend beaucoup de choses en main ». Et de l'investissement de toute l'agglo pour un accueil de qualité. « Je ne regarderai plus jamais le Tour avec le même oeil », glisse-t-elle.
Mardi, elle sera là, très tôt, sur le pont, pour accueillir et « aider dans n'importe quel domaine ». Son contrat se termine à la fin du mois. Après ? « ASO, si vous m'entendez !, lâche-t-elle avec un large sourire. J'aimerais travailler dans l'événementiel et le festif. » L'expérience Tour de France lui ouvrira peut-être des portes
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