Anaïs et Linda retournent sur les bancs du lycée pour passer l'équivalent du bac
mercredi 14.07.2010, 12:18 - PAR AUDREY HALFORD
Linda Guillois et Anaïs Common retourneront en cours au lycée Mendès-France en septembre. LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ
Anaïs Common et Linda Guillois ont récemment appris que des cours pour passer le diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) étaient délocalisés à Saint-Pol (lire notre édition du 10 juin). Elles n'ont pas hésité une seconde et se sont inscrites pour passer l'équivalent du bac et réaliser ainsi leur rêve : passer le concours d'infirmière. Elles retourneront en cours au lycée Mendès-France à partir de septembre, comme une dizaine d'autres Ternésiens.
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Anaïs Common, 20 ans, et Linda Guillois, 19 ans, se connaissent depuis quelques mois. Elles suivaient la même préparation au concours d'aide-soignante. « En réalité, je voulais être infirmière, mais il faut le bac pour passer ce concours », souffle Anaïs. Elle a pris connaissance de l'installation des cours du diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) à Saint-Pol grâce à la Mission locale, qui s'est d'ailleurs engagée à financer sa scolarisation. Puis, lors de la réunion d'informations, fin juin, elle n'a eu aucun doute : le DAEU est la clé qui lui ouvrira la porte de l'école d'infirmière. Pour Linda, c'est exactement la même chose.
Toutes deux ont été les victimes d'une erreur d'orientation. Elles ont chacune obtenu un BEP qui ne leur convenait pas. « J'ai passé un BEP secrétariat en 2008 à Mendès-France, raconte Anaïs. Je voulais faire sanitaire et social à la base, mais il y avait un manque de place.
» Linda, elle, est titulaire d'un BEP hôtellerie-restauration depuis 2008 également.
Un parcours adapté
Elles se sont inscrites pour passer le DAEU B, avec des modules plus scientifiques, en adéquation avec leur projet professionnel. « Je voulais obtenir un diplôme sans avoir à retourner à l'école cinq jours sur sept..., explique Anaïs. Là, je me sentirai plus encadrée que lors de ma préparation chez moi, mais je serai aussi autonome, avec un parcours adapté à mon niveau. » Ce rythme de travail lui permettra également d'avoir un job à côté de ses études. « J'espère trouver quelque chose dans le milieu hospitalier, ça me fera une expérience.
» Évidemment, l'obtention du DAEU en un an sera difficile, et ne garantira pas forcément l'aboutissement de leur projet professionnel. Elles devront travailler d'arrache-pied pour préparer également le concours d'entrée en école d'infirmière. Dès septembre, elles retourneront en cours au lycée Mendès-France, qu'elles avaient quitté il y a deux ans. Une dizaine d'autres Ternésiens, habitants de Frévent, Prédefin, Hesdin ou Saint-Pol se sont déjà inscrits. « La plupart d'entre eux veulent obtenir le DAEU pour passer un concours, ce qui prouve qu'ils ont bien compris qu'ils n'étaient pas obligés d'aller à la fac ensuite, précise Magali Lesage, responsable du DAEU à l'Université d'Artois. Pour une première promotion dans le Ternois, c'est un bon début. » Pour les retardataires qui n'auraient pas encore eu vent de ce dispositif et seraient intéressés, une nouvelle réunion d'informations sera organisée fin août et débouchera sur une deuxième session d'inscriptions.













