Presse-régionale.fr

Dunkerque, ville plurielle

jeudi 28.01.2010, 19:53 - Anne-Charlotte Pannier

Résolument tournée vers la mer du Nord, Dunkerque a su se diversifier. Destination balnéaire, nautique et festive, la cité de Jean Bart vous accueille à bras ouverts. Résolument tournée vers la mer du Nord, Dunkerque a su se diversifier. Destination balnéaire, nautique et festive, la cité de Jean Bart vous accueille à bras ouverts.

Escapade

Dunkerque a su se diversifier. Destination balnéaire, nautique et festive, la cité vous accueille à bras ouverts. Découvrez nos bonnes adresses.

  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer
  • Commenter

Troisième port de France, Dunkerque est une terre d'accueil, une destination touristique à la beauté insolite. Au coeur d'un espace dunaire remarquable, les plages de sable fin s'étendent à perte de vue sur des dizaines de kilomètres. En fonction de vos attentes, Dunkerque vous offrira ses différents visages.
Dunkerque la sportive. Ici, chaque week-end, la digue et la plage deviennent un véritable terrain de jeu. Toute l'année, joggeurs, voileux, kitesurfeurs, mais aussi promeneurs animent Malo la balnéaire. En plein mois de décembre, vous pourrez même croiser un drôle de groupe, le club de longe-côte qui, toute l'année quel que soit le temps, enfile sa combi pour aller marcher dans l'eau (jusqu'au torse quand même) à l'aide d'une pagaie.


Dunkerque l'industrielle. Ce visage bien connu dans la région, peut prendre un autre aspect, vu de l'eau. Une balade à bord du « Texel » permet de découvrir le troisième port de France au fil de l'eau, ses docks flottants, ses ateliers de réparation de bateau, sa raffinerie, ses usines sidérurgiques et ses écluses. Sans doute le meilleur moyen de dédramatiser l'industrie. Et pour ceux qui souhaiteraient compléter la visite, direction le Musée portuaire en Citadelle.
Dunkerque la festive. La meilleure illustration de ce trait de caractère reste sans conteste le carnaval qui, de janvier à mars, colore la ville et ses habitants. Et même si les bandes et chapelles sont limitées dans le temps, l'esprit dunkerquois, lui, perdure toute l'année le soir et les week-ends dans les bars, en Citadelle, sur la digue ou « rue de la Soif ».
Dunkerque l'insolite. La balade insolite commencera à Rosendaël, dans le quartier de L'Excentric. Ce quartier à l'architecture moderne s'est élevé à Rosendaël dans les années 1930. Ce lieu singulier et poétique, avec ses maisons atypiques, est le fruit de l'imaginaire de François Reynaert et mérite un petit détour des touristes. Plus près de la mer, la promenade peut se poursuivre dans les rues de Malo. Formes audacieuses, élégantes arabesques, mélange de couleurs et matériaux, tout a été réuni pour faire de chaque villa malouine une oeuvre unique pour leur propriétaire et le regard du curieux.
Datant du début du siècle, elles marquent les « folies » de l'époque des débuts des bains de mer à Malo-les-Bains.

Partager
  • Facebook
  • Windows Live
  • Google
  • MySpace
  • Wikio
  • Twitter
S'abonner
  • Flux RSS de La Voix Au Feminin
  • Netvibes
  • Yahoo!
  • Google
  • Wikio

Que visiter à Dunkerque ?

- Le port de Dunkerque
À découvrir au fil de l’eau à bord du « Texel ». Tarif adultes : 7,5E. Tél.03 28 66 79 21.
- En ville
Plusieurs sites incontournables et facilement accessibles à pied. Parmi eux : le beffroi, rue de l’Amiral Ronarc’h, et sa vue sur Dunkerque du haut de ses 58 m (2,90E par adulte) ; l’église gothique Saint-Eloi, rue Clemenceau, dont le chœur abrite le tombeau de Jean Bart ; la Tour du Leughenaer ou encore tour du menteur quand on traduit du flamand, place du Minck, qui n’est autre que le monument le plus ancien de la ville et la statue du célèbre corsaire Jean Bart sur la place du même nom. La balade vous permettra en plus de découvrir l’architecture de la reconstruction d’un centre-ville détruit à 70 % pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Dunkerque et ses musées
Pour l’art contemporain, direction le LAAC, lieu d’art et d’action contemporaine, jardin des sculptures (ouvert tous les jours sauf le lundi, tél.03 28 29 56 00, 4,50E par adulte). Pour le port et son univers, direction le Musée portuaire, 9, quai de la Citadelle Installé dans un ancien entrepôt de tabac du XIXe siècle, ce musée possède une collection permanente qui met en lumière la citadelle imaginée par Vauban, les campagnes de pêche à la morue en Islande et les nombreuses activités liées à la vie du port. Cette visite vous permettra en plus de monter à bord du Duchesse-Anne, un trois-mâts transformé en musée, tél.03 28 63 33 39.

Sabine Lhermet, première ambassadrice de la cité de Jean-Bart

Directrice de l'office de tourisme de Dunkerque depuis 2004, Sabine Lhermet ne quitterait sa ville natale pour rien au monde. Même si des raisons professionnelles et personnelles l'ont éloigné quelques années de la cité de Jean Bart, cette Malouine a besoin de sentir la mer tous les jours. «Aujourd'hui, j'ai la chance de vivre en face, mais même quand j'étais étudiante à Paris, je rentrais tous les week-ends, Ça peut paraître bizarre à dire, mais dès que je sortais du train, je sentais la mer.»
Un amour pour la ville qu'elle utilise au quotidien dans son travail mais aussi dans sa vie personnelle. Le premier atout de sa ville est évidemment sa situation côtière. Mais pas seulement. «Dunkerque ce n'est pas la belle endormie en bord de mer. Balades sur la digue, dans les dunes et visite du port en bateau qui dédramatisent le côté industriel», font partie des incontournables. «Mais notre force aussi, c'est notre ville. Nous ne sommes pas juste une station balnéaire. Dunkerque vit toute l'année.» Un centre-ville dynamique «qui a vu l'offre des enseignes s'élargir considérablement ces dernières années», de nombreux musées, et les Dunkerquois «qui sont à eux seuls un atout touristique», s'amuse la professionnelle du tourisme.

SES BONNES ADRESSES :
Pour faire une pause gourmande
- Aux doigts de Jean Bart, situé au numéro 6 de la rue du Sud, pour sa spécialité du même nom: une crème café enrobée d'un biscuit aux amandes et de chocolat croquant qui existe depuis 1957. Tél.03.28.66.72.78.
- Les glaces du Cornet d'amour, maître glacier depuis plus de cent ans, «qui offre un très grand choix de parfums». 25, digue de Mer, tél.03.28.21.17.13.
Pour faire du Shopping
- Les boutiques situées derrière l'église Saint-Eloi, mais surtout Rumeur publique, 13, rue du Président Wilson, «parce que l'on y trouve de nombreuses marques un peu originales que l'on ne trouvait qu'à Lille ou en Belgique avant».

Aude Cordonnier : Dunkerque, une histoire de famille

À 54 ans, Aude Cordonnier dirige depuis 1998 le musée des Beaux Arts et le LAAC de Dunkerque «pour mon plus grand bonheur». 
Après une école de commerce et des études d'arts, cette conservatrice a travaillé longtemps aux Beaux-Arts de Lille, a fait un passage au ministère de la Culture et a ensuite pris la direction de l'Hospice-Comtesse de Lille. Liée à Dunkerque par son grand-père, qui y a quand même construit l'hôtel de ville, elle aime «la dynamique de cette ville», l'architecture, le port, la digue du Braeck qui protège sur 10 kilomètres les installations industrielles. Érigée en 1965, elle est un haut lieu du tourisme industriel. Elle permet une vision unique et très impressionnante sur le site portuaire et industriel dunkerquois. 
Bien dans sa ville d'adoption, elle a décidé, il y a un an, d'en devenir l'une des ambassadrices (un concept mis en place par l'office de tourisme et qui réunit aujourd'hui déjà plus de 600 personnes). «Nous sommes les premiers vecteurs pour faire connaître notre ville à l'extérieur. Cette initiative permet de réunir des personnes d'univers différents qui aiment leur ville et qui s'engagent à la mettre en avant lors de leurs déplacements notamment.»
Le LAAC a rouvert ses portes en 2005, «on a voulu en faire un musée pop, très coloré, directement inspiré des années 1960». Il a aujourd'hui gagné sa légitimité dans le milieu de l'art contemporain. «C'est un lieu à la fois ludique, joyeux et accessible», qui accueille jusque mi-février une exposition photo autour des œuvres de Peter Klasen. «Ces photos permettent au visiteur de jeter l'ancre dans les ports industriels de Los Angeles et La Havane, tout en faisant escale à Dunkerque.» L'objectif pour Aude Cordonnier, «faire de Dunkerque un pôle d'excellence en art contemporain», tout en développant encore la diversité culturelle de la ville, qui est aujourd'hui déjà un véritable atout.

SES BONNES ADRESSES :
Pour manger
- Atelier de Steff, 3, place Jeanne-d'Arc, tél.03.28.61.60.14.
-Le Restaurant du Casino, 40, place du Casino, tél.03.28.28.27.77.
- Le S Restaurant, 6, rue Thévenet, tél.03.28.66.52.41.

Les Frangines, trois sœurs pour une institution

Elles ont respectivement 39, 43 et 47 ans, un air de famille incontestable et une joie de vie débordante. 
Les Frangines, Sophie, Nathalie et Mary, officient tous les midis de la semaine et le soir le week-end dans leur restaurant éponyme de la « rue de la Soif ». Au menu : grillades, frites maison et salade, mais surtout convivialité dans cette institution où le tout Dunkerque vient manger. « On a ouvert en 2005 et depuis c’est que du bonheur, on n’a vraiment pas l’impression de travailler. » 
Dunkerquoises dans l’âme, à elles trois elles incarnent les spécificités locales. Sophie, la sportive, ne se lasse pas de courir sur la digue, histoire d’éliminer ses inventions sucrées puisqu’elle s’occupe plus particulièrement des desserts au resto et de se préparer pour les marathons, Nathalie, la « shopeuse », s’éclipse régulièrement, après avoir assuré les grillades, pour aller s’habiller dans les boutiques du centre-ville et Mary, la fêtarde, qui gère aussi l’accueil de la maison, est de toutes les fêtes, en Citadelle et ailleurs. Leur plaisir, se promener de nuit sur le port : « les illuminations le rendent magnifique ». 

LEURS BONNES ADRESSES :
Pour faire une pause gourmande
- Le Pêché mignon de Sophie, le Caracao de chez Galo, restaurant-salon de thé, 37, rue de l’Amiral-Ronarc’h, tél.0328589788. « Et parce qu’on est à la mer, le bar à huître, En Face », pour déguster sur un coup de tête une douzaine de fines de claire, rue de l’Amiral-Ronarc’h.
Pour boire un verre
- La Pilotine, en citadelle, 3, bis quai de la Citadelle, « dont la patronne, La Grande Christine, vient de fêter ses 25 ans (de l’établissement !) ». Tél.03.28.63.29.99. Et les bistrots de la « rue de la Soif » (officiellement nommée la rue de l’Amiral-Ronarc’h), LeVin sur 20 et le Bommels bar. « Des copains avec qui on travaille sur un projet d’amélioration de la rue, avec notamment un élargissement des trottoirs pour nous permettre d’agrandir nos terrasses ».
Pour faire du shopping
- Le Sho- Room, Rumeur publique, Aspect, et pour les chaussures Avant Première et Via Madina, pour l’originalité des produits proposés, que l’on retrouve dans la rue -ilson et place du Beffroi.
Pour faire du sport
- Les fils de Sophie sont accro au kitesurf comme beaucoup de jeunes dunkerquois. Pour s’habiller et s’équiper, le magasin Triple C, 42 avenue Faidherbe, tél.03.28.26.88.76.

Les bonnes adresses de la rédaction

Où manger ?
- Pour un -eek-end en amoureux, avec resto gastronomique au cœur d’une cave à vin, pensez à réserver aux Vendanges tardives (deux mois d’attente, mais ça vaut vraiment le coup), 21, place Voltaire, tél.0328216082. Pour moins de 50E, vins compris, vous découvrirez l’univers culinaire d’Eric et de son épouse Charlotte qui cherchent toujours « l’accord parfait entre plat et vin ». 
- Pour les puristes, Le Roi de la Moule, sur la digue (au numéro 129), vous permettra de respecter le rituel de la journée à la mer, tél.03 28 69 25 37. 
- Le DKlé, 11 place du Casino, tél.03 28 66 14 44.
- De façon plus générale vous trouverez de nombreux restaurants sur la digue, en Citadelle et dans le centre-ville.
Où boire un verre ?
- Le Bommel Bar et tous les bars de la « rue de la Soif » (rue de l’Amiral Ronarc’h).
- L’Espadrille, plus connue comme L’Espa, sur la digue. Ouvert tous les jours jusque tard dans la nuit, même l’hiver. 
- La Pilotine en Citadelle.
Où dormir ?
- En ville, le Borel, en Citadelle, 6, rue Hermitte, tél.03 28 66 51 80. Chambre double à 82 E, plus 10 E pour le petit-déjeuner.
- Face à la mer, l’hôtel Eole, 77, digue de Mer, tél. 03 28 69 13 64. Chambre double vue mer entre 55 et 70 E avec petit-déjeuner.
- À Malo, L’Hirondelle, 46, rue Faidherbe, tél. 03 28 63 17 65. Chambre double entre 68 et 86 E.
- En chambre d’hôte du réseau Savoir plaire à Malo, 59, rue Louis-Vanraet, tél.03.28.63.73.48, chambre double à 52 E avec petit-déjeuner.
S’y rendre
- En voiture, de Lille, prendre l’A25 en suivant Dunkerque (75 km environ). En train, au départ de Lille, 30 mn à 1h. Pour se garer, en centre-ville, le parking du Pôle Marine et celui du centre Marine, gratuits ; à Malo, le stationnement est gratuit.

Réagissez

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Voix du Nord Multimédia se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.