Conduire les enfants à l'école en marchant : c'est le pédibus
vendredi 19.02.2010, 05:02 - PAR EMMANUEL CRÉPELLE
DÉPLACEMENTS
Lundi, aux grilles de la maternelle grands et de la primaire...
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...du groupe scolaire Langevin à Saint-Laurent-Blangy, un drôle de groupe va attirer l'attention.
Un adulte avec un gilet fluo qui accompagne des enfants jusqu'à l'école, c'est le principe du pédibus.
À Saint-Laurent-Blangy, il s'appelle le Tchicou bus, à Dainville le Car à pattes. Plusieurs mairies de la communauté urbaine se sont lancées dans l'aventure du pédibus où y réfléchissent avec toutes le même objectif : réapprendre aux enfants (et accessoirement aux parents) le goût de la marche en mettant à profit le temps de parcours pour favoriser le lien social entre enfants mais aussi avec les adultes.
À Saint-Laurent, Marie-France Maucourant, adjointe aux écoles, et Myriam Ayrole, du service scolaire, planchent sur le sujet depuis pas mal de temps. Et ont décidé de franchir le pas dès la rentrée des vacances de février. Le temps plus clément devrait favoriser l'émergence de ce nouveau mode de déplacement collectif.
« Nous sommes partis d'un constat : il devient de plus en plus difficile de stationner aux abords des écoles et beaucoup de familles font des navettes le matin entre la primaire et la maternelle de Langevin », note Marie-France Maucourant. La décision a été prise de créer une ligne de pédibus entre les deux établissements. Si le test est concluant, le principe sera pérennisé et pourquoi pas étendu au deuxième groupe scolaire, Lenglet.
Le principe du pédibus est simple. Sur une ligne fictive, on trouve plusieurs arrêts. Un ou plusieurs adultes accompagnateurs selon le nombre d'enfants font le trajet, à pieds, en s'arrêtant à heure fixe aux arrêts. Ils prennent en charge les écoliers venus seuls ou conduits par leurs parents. Le petit groupe poursuit son chemin jusqu'à l'école. Le soir, on fait la route en sens inverse et on dépose les enfants aux arrêts. Dans le cas de Saint-Laurent, on a prévu trois points de ramassage en plus du départ situé à la crèche des Capucines. Le premier (baptisé Héron) se trouve derrière l'école Langevin, le deuxième (grenouille) rue de Chambord, le dernier (écureuil) avant la traversée de la rue Raoul-Thibaut. Comptez, d'un bout à l'autre, un petit quart d'heure de marche. Les horaires de passage ont été calculés pour ne pas louper le début de la classe. « Nous avons envoyé aux parents potentiellement concernés un questionnaire, soit une soixantaine. Malheureusement, très peu ont répondu. Soit parce qu'ils ne sont pas intéressés, soit parce qu'ils attendent de voir. » Marie-France Maucourant et Myriam Ayrole se demandent s'il ne faudrait pas une « carotte » pour attirer les chères têtes blondes style gilet ou bracelet fluo en cadeau. Pourquoi pas. Mais elles tablent plus sur un bouche à oreille dans et en dehors des cours d'école pour passer d'ici à la fin de l'année scolaire à une dizaine d'inscrits. Ils ne sont pas plus que trois à ce jour ! Les bénévoles eux, ont déjà répondu présents pour conduire les enfants : une maman, des retraités, un élu de la commission éducation... Ne restera plus qu'à matérialiser les arrêts par des panneaux : déjà les services techniques ont baissé quelques bordures sur le parcours pour faciliter le passage des fauteuils, et installé un dos d'âne pour la traversée de la rue Raoul-Thibaut. Ne manquent plus que les enfants....













