Désamiantage du sous-sol : la crèche d'Armentières déménage pendant trois semaines
mercredi 28.07.2010, 05:01 - PAR BRUNO TRIGALET
À partir de vendredi et jusqu'au 26août, les bambins et le personnel seront hébergés à l'école Léon-Blum. ON EN PARLE
À partir de vendredi et jusqu'au 26 août, la crèche municipale sera transférée à l'école maternelle Léon-Blum. La mairie a dû se résoudre à opérer ce déménagement provisoire (qui n'était pas prévu) pendant les travaux de désamiantage du sous-sol de la villa Debosque, quai de la Dérivation.
Ces travaux étaient prévus depuis longtemps. « Ce qui ne l'était pas, nous expliquait hier Claudine Messager, première adjointe au maire, c'était la décision de l'inspecteur du travail qui, vendredi dernier, a considéré que les travaux de désamiantage du sous-sol n'étaient pas compatibles avec un maintien de l'activité ». En prévision des travaux d'extension de la crèche (qui devraient être entrepris en 2011), il a fallu revoir le système de calorifugeage des tuyaux de chauffage qui courent au sous-sol. Les gaines contenaient en effet un peu d'amiante. Le cabinet d'expertise qui était été mandaté avait pourtant prévu, initialement, que ces travaux qui consistent à enlever les gaines pourraient être réalisés sans problème : le seul contact entre le rez-de-chaussée et le sous-sol est une porte (située à plusieurs mètres de l'endroit où se trouvent les enfants) dont le calfeutrage assez aisé aurait permis sans problème d'isoler totalement le sous-sol ; par ailleurs, un extracteur de poussières sera installé. Mais, le sacro-saint principe de précaution a été le plus fort et le cabinet a suivi l'avis de l'inspecteur du travail en estimant finalement le contraire...
Rappelons que l'amiante n'est dangereux que lorsque ses poussières sont inhalées de façon répétée et continue pendant longtemps (c'est le cas des « travailleurs de l'amiante ») mais qu'évidemment, dans le cas présent, ni les enfants ni les personnels, qui n'étaient pas en contact direct avec les gaines lesquelles, de toute façon, ne dégageaient pas de poussières, ne risquaient rien.
Les travaux de désamiantage sont programmés pour durer trois semaines : la première semaine consiste en une sécurisation du site ; la seconde semaine sera consacrée à l'enlèvement des 192 mètres de gaines et à l'évacuation des déchets ; la troisième à la prise de mesures et aux vérifications de sécurité. Total de la facture : 59 560 E (qui viennent en plus des 160 000 E prévus au budget pour l'extension de la crèche et l'aménagement de vingt places supplémentaires). Et il faudra ajouter 14 000 E pour le recalorifugeage des tuyaux (sans amiante, cette fois !).
En quelques jours, il a fallu que les services municipaux trouvent des solutions de repli pour les différentes structures abritées dans l'ancienne villa de la famille Debosque : la crèche (en août, elle est fréquentée par une vingtaine d'enfants, en moyenne journalière, dont s'occupent huit employées) sera donc déménagée dans les locaux de l'école maternelle Léon-Blum (avenue Léo-Lagrange) ; la PMI (permanence maternelle et infantile) rejoindra le RAM (relais d'assistantes maternelles), dans l'ancienne maison du concierge (à l'entrée du parc de la crèche) ; le Planning familial sera hébergé à l'hôpital.
Le retour dans les locaux du quai de la Dérivation sont prévus pour le 26 ou le 27 août. On sera en effet à quelques jours de la rentrée et il faudra bien que les locaux de l'école Léon-Blum soient libérés. Cette mésaventure (que Claudine Messager relativise par un philosophe « On ne prend jamais assez de précautions pour la santé de nos enfants ») aura au moins permis de se rendre compte d'une chose : pour les travaux d'extension de 2011 qui, eux, ne serait-ce qu'en raison du bruit, ne seront pas vraiment comptatibles non plus avec une poursuite de l'accueil des bambins, un tel déménagement provisoire dans une école maternelle pourrait être aussi envisagé.













