[AUDIO] Le paradoxe des crèches
mardi 09.02.2010, 13:06 - PAR ISABELLE RAYNAUD
FAMILLE
Trouver une place en crèche dans la région peut être un parcours du combattant. Pourtant les crèches inter-entreprises ont du mal à se remplir.
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Emmanuelle, maman d'un petit garçon depuis bientôt un an, n'avait pas attendu d'être enceinte pour se renseigner sur les démarches. Et, dès les trois mois de grossesse, elle faisait les démarches administratives.
Rien n'était gagné pour autant. Sur les listes d'attente des crèches, le premier arrivé n'est pas toujours le premier servi : les places qui se libèrent peuvent être destinées à un enfant d'un âge particulier, permettant à des parents d'obtenir une réponse positive plus rapidement.
Et quand il y a plusieurs dizaines de parents en attente, facile d'être oublié sur la liste. Emmanuelle a d'ailleurs relancé les crèches fin juin, moment stratégique où des places se libèrent.
Elle conseille à tous de prouver leur motivation :
Mais si elle assure qu'on peut avoir une place « sans soucis » en rappelant régulièrement les crèches, Emmanuelle reconnaît quand même avoir pris un congé parental de quatre mois après son congé maternité pour laisser le temps à l'administration de trouver une place à son fils.
Et si les entreprises avaient la solution ?
Alors que les services de protection infantile maternelle (PMI) croulent sous les demandes, les crèches inter-entreprises se remplissent lentement. La Maison Bleue, à Marcq-en-Baroeul est à moitié vide deux mois et demi après son ouverture.
Contrairement aux crèches d'entreprises qui sont gérées en interne, les crèches inter-entreprises sont tenues par des prestataires de services et permettent de garder des enfants de plusieurs sociétés. Un moyen de partager les coûts. À Marcq, après déductions d'impôts, ce type d'établissement revient à 149 euros par enfant et par mois. Pour les parents, aucune différence avec une crèche municipale puisque le prix est calculé en fonction du quotient familial.
Mais, si des places sont disponibles, impossible pour les parents de faire directement les démarches, comme l'explique Sophie Wanty, responsable de la Maison Bleue de Marcq-en-Baroeul.
A moins d'être son propre patron, c'est à son entreprise de faire la demande. Et pour le moment, si elles affirment leur intérêt, elles restent frileuses.













